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Les Français sont toujours favorables à la digitalisation de la santé

Les résultats du Baromètre Santé 360° portaient cette année sur les usages du numérique. Et ils confirment que les Français considèrent l'e-santé comme bénéfique pour le système, à condition que les données restent sécurisées.

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En 2013, la majorité des Français étaient déjà disposés à entrer dans l'ère de la médecine numérique. La même année, ils étaient 83 % à se déclarer favorables au dossier médical partagé. Globalement, le numérique en santé est plébiscité dans l'hexagone. C'est ce que confirme la 13e édition du Baromètre Santé 360° publié ce 12 novembre et réalisé pour Orange Healthcare, MNH Group et la Fédération Hospitalière de France en partenariat avec le Figaro Santé. En effet, 68 % des interrogés pensent que le développement de l'e-santé aura des bénéfices pour les patients comme les soignants et qu'elle améliorera la qualité des soins, indique le site topsante.com

Un lien de confiance entre patients et professionnels

Selon le sondage, la digitalisation de la santé serait même perçue comme « LA solution qui permettrait de résoudre des problèmes structurels de notre système de santé », écrivent les auteurs. Les Français s'inquiètent néanmoins de la transparence  et de la sécurisation autour de ces nouveaux usages. Plus de 4 sur 10 ne savent si les professionnels libéraux de santé (PLS) échangent entre eux des informations sensibles les concernant. Pourtant, 9 de ces médecins généralistes, spécialistes, infirmiers, sages-femmes, kinésithérapeutes, dentistes ou pharmaciens sur 10 confirment échanger ces données, et seul un tiers d'entre eux utilisent une messagerie sécurisée, « par ignorance ou méconnaissance ».

Une situation qui risque de compromettre le lien de confiance entre les patients et les professionnels de santé. Aujourd'hui, ces derniers bénéficient de 91 % de bonnes opinions auprès des Français, toujours d'après le baromètre. Ainsi, 8 personnes sur 10 estiment leurs médecins, infirmiers et pharmaciens « compétents », « courageux » et « sympathiques ».

Ces professions, notamment les médecins, sont cependant perçues comme « corporatistes » et ayant tendance à s'opposer aux réformes. Au contraire, les Français sont majoritairement pour : 9 sur 10 soutiennent l'abaissement du numerus clausus, 69 % sont pour l'autorisation donnée aux infirmiers d'effectuer des vaccins sans prescription du médecin et 53 % valident même l'extension de cette mesure aux pharmaciens.