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L’entreprise Top Clean Packaging a co-développé un dispositif médical avec une start-up belge

Créée en 1927 à Thiers, l’entreprise de plasturgie Top Clean Packaging grandit. Dernière innovation en date : le dispositif LOm, contre les décès à l’hôpital.

Il mesure 1,40 mètre, pèse 7,6 kg et il a été créé pour sauver des vies. LOm, « Life Observer mobile », est un dispositif innovant destiné à être installé au-dessus des personnes hospitalisées, notamment les patients dits « instables ou à risque ». Ses capteurs et son algorithme surveillent les malades et permettent d'informer le personnel hospitalier des situations alarmantes.

Les décès inopinés s'élèveraient à plus de 1.800, par jour, en Europe.

Cette innovation est fabriquée en Auvergne, à Peschadoires, près de Thiers, par l'entreprise Top Clean Packaging. C'est une start-up belge, 2-Observe, qui l'a inventée. Elle a rencontré l'entreprise thiernoise sur un salon spécialisé dans la sous-traitance de l'industrie médicale, Compamed, à Düsseldorf (Allemagne).

« Nous avons travaillé un an pour répondre à leur cahier des charges, tout en faisant du co-développement. Nous les avons accompagnés dans le choix des matériaux, du design, et nous avons nous-mêmes sous-traité certaines pièces », explique François Berry, président du groupe Top Clean Packaging (qui possède également Top Clean Injection sur le site du Bioparc-Vichy).

Le produit est aujourd'hui commercialisé et déjà en voie d'amélioration. « Nous avons reçu une première commande de 250 LOm » précise François Berry.

LOm, c'est le résultat d'une rencontre entre une start-up belge et un savoir-faire thiernois. François Berry, président du groupe Top Clean Packaging, détaille l'implication de sa société dans le développement de dispositifs médicaux.

Pourquoi cette start-up belge s'est-elle adressée à votre entreprise pour créer ce produit ?

Nous exposons dans des salons à travers le monde entier. Des prospects ( personnes ou firmes, clientes potentielles d'une entreprise N.D.L.R) sont intéressés par nos moyens de productions. Nous sommes très peu d'entreprises en Europe à avoir cette spécialité de multiplier les technologies. Nous sommes donc capables de travailler sur des kits. Au lieu d'avoir cinq ou six fournisseurs, le client ne fait appel qu'à un fournisseur unique : nous.

Est-ce un choix de l'entreprise de travailler sur des dispositifs médicaux ?

Oui, vraiment. Des produits comme LOm, nous en sortons beaucoup. Nous avons co-développé un anneau gastrique télécommandé par exemple, ou un appareil pour simplifier l'opération de la vésicule biliaire, nous travaillons aussi sur des éléments du cœur artificiel Carmat. Nous sommes présents dans d'autres secteurs, pour Rolex, Dior, la parfumerie haut de gamme, mais 85 % de notre chiffre d'affaires vient du secteur médical.

Travaillez-vous souvent avec l'étranger ?

Oui, 50 % de notre chiffre d'affaires part à l'export. Si nous avons créé une usine en Chine, ce n'est pas pour délocaliser, mais pour conquérir le marché chinois. Il y a de grosses multinationales, comme Sanofi, qui veulent des fournisseurs capables de les suivre sur tous les continents.

Source : www.lamontagne.fr

http://www.topcleanpackaging.com/